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Comoros: Comores : la FIJ demande l'abandon des charges pesant sur deux journalistes

Comoros Source: International Federation of Journalists Le fondateur et rédacteur en chef de La Gazette des Comores, Elhad Saïd Omar, ainsi que le journaliste Toufé Maecha, ont été arrêtés par les forces de police dans la soirée du 8 juin et placés en garde à vue durant la nuit pour avoir prétendument « troublé l’ordre public » en publiant des informations sur l’état de santé du président comorien. Ils ont été relâchés le lendemain . La Fédération internationale des journalistes (FIJ) se joint à son organisation affiliée, le Syndicat national des journalistes comoriens (SNJC), pour demander l'abandon de toutes les charges pesant sur des journalistes qui n’ont fait qu’exercer leur métier d’informer. L’arrestation des deux journalistes est liée à un article publié par La Gazette des Comores concernant l’état de santé de l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi. L’article indiquait que plusieurs examens médicaux pratiqués sur ce dernier avaient « révélé une ischémie cardiaque. Elhad Saïd Omar a été libéré le 9 juin, tandis que Toufé Maecha a été remis en liberté le 10 juin. Les deux journalistes sont néanmoins soumis à un contrôle judiciaire strict durant toute la durée de l’instruction. Il leur est interdit de quitter l'île de Grande Comore. Et il est interdit à Toufé Maecha d’écrire des articles durant toute la durée de l’instruction. Dans la matinée du 9 juin, des membres du bureau exécutif du SNJC, accompagnés de plusieurs journalistes, s’étaient rendus auprès des autorités afin d’obtenir des informations sur l’arrestation de leurs confrères sans recevoir aucune explication. Le SNJC avait exigé la libération immédiate de ses confrères et exhorté les autorités à « faire preuve de transparence quant aux raisons de leur arrestation, conformément aux principes de l’État de droit ». Le Secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a déclaré : « Des journalistes ne peuvent être arrêtés et détenus simplement pour avoir rendu compte d’une question d’intérêt public. Si no

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